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La lanterne Magique

Lanterne magique, photo Ciclic-Yumi Uchida 2013.

Nous poursuivons notre enquête sur ce qui a fait le cinéma, avant le cinéma. Après la photographie… La lanterne magique ! Parce que si nous avons beaucoup évoquer comment enregistrer des images fidèles de la réalité, et peut être déjà un peu les animer, le cinéma, c’est aussi un « spectacle ». Découvrons donc comment nous en sommes venus à projeter en public ces images fabriquées … Et à les faire un peu bouger…

Les premiers spectacles de projection d’images sont sans doute les théâtres d’ombres chinoises. Ne s’agissait-il pas en effet de « projection » d’images qui « bougeaient » ?

Puis, bien avant la naissance du cinématographe, la lanterne magique a permis de divertir mais aussi d’instruire un large public grâce à l’image. L’ancêtre des visionneuses de diapositives (mais aussi de films) nous plonge dans sa longue histoire.

La lanterne magique permettait d’animer les images et les textes, de rendre ces connaissances plus amusantes, plus vivantes, donc plus attrayantes et accessibles à tous.

Elle permet de projeter à travers un objectif des images peintes sur des plaques de verre, à l’aide de la lumière d’une chandelle ou d’une lampe à huile. On parle de lanterne magique du fait que le public d’alors est fasciné par ces images. Pour la première fois – la chambre noire étant méconnue du grand public – on peut ainsi regarder une image qui n’existe pas en réalité, puisqu’il s’agit d’une projection, on ne peut pas la saisir, la toucher, et elle est agrandie.

La lanterne magique permettait de projeter l’image que l’on voulait – même en couleur, il suffisait de la peindre, quand on voulait – et ce grâce à un matériel facilement transportable. Ce sont d’ailleurs les colporteurs qui ont popularisé ce premier appareil de spectacle visuel.

Certaines plaques de verre permettaient même de petites animations : par exemple, en faisant glisser une plaque représentant un personnage sur une autre, immobile, présentant un décor, on donnait l’impression que le personnage circulait dans le décor. Certains ont aussi eu l’idée de faire bouger la lanterne magique : les images se déplacaient dans la pièce, montaient le long du mur et glissent au plafond avant de se jeter sur les participants. S’il s’agissait d’un squelette ou d’un monstre, les cris étaient garantis !

Ci-après les suggestions de CICLIC…

Faire parler les images
Avant de montrer les images, il faut d’abord les annoncer, c’est lart de la mise en place d’un spectacle…. L’attente d’une image la rend plus intéressante lorsqu’elle apparaît. Ces images, les participants les connaissent peut-être. Mais lorsqu’elles apparaissent dans une pièce plongée dans le noir, elles ont un statut et une présence bien particulière.
Et l’image en soi ne suffit pas : elle n’est que le décor d’un monde imaginaire, raconté par le projectionniste-bonimenteur. Car ce que l’on montre n’est pas un château, un paysage, un bonhomme… C’est Le château célèbre et fameux, Le paysage des aventures extraordinaires, Le héros ! Ainsi on peut décrire ce qui se passe à l’intérieur de ce palais, montrer un détail insignifiant dans un coin de l’image mais auquel on donne une importance considérable, ou raconter l’enfance d’un personnage.
Voici des extraits d’un spectacle de lanterne magique. 

Atelier : fabrication d’une lanterne magique

La lanterne magique a résisté quelque temps à l’invention du cinéma puis a été oubliée… Avant de réapparaître sous la autre forme du projecteur de diapositives ! Des photographies impressionnées sur film transparent en plastique de 3,5 cm remplacent les peintures faites sur les plaques de verre.
On peut donc récupérer d’anciens projecteurs de diapositives et dessiner sur des feuilles transparentes avec des feutres permanents ou indélébiles. Étant donné la petite taille de l’image, prévoir de dessiner des portraits plutôt que des paysages. Mais on peut faire plusieurs dessins, ou un panorama, sur une longue bande que l’on fait défiler.
Chaque participant inventera une histoire pour accompagner son image.
L’idée de la lanterne magique c’est que toute surface devient réfléchissante : on pourra ainsi projeter sur les murs, mais aussi sur des meubles, des tee-shirts blancs ou un visage, sur lequel on superposera un visage dessiné.

On peut aussi utiliser les anciens rétroprojecteurs des salles de classe, au risque de perdre le charme des lanternes d’antan.
On peut se procurer un kit de fabrication d’une lanterne magique pour une somme raisonnable, sur le site heeza

Prolongement : les boîtes d’optiques

Inventé au XVIe siècle, la boîte d’optique propose de montrer à chaque curieux une image enfermée à l’intérieur d’une boîte. Cela peut sembler dérisoire mais à cette époque les images étaient rares et précieuses, et seuls les plus riches pouvaient se permettre d’avoir des tableaux, des gravures et des livres illustrés.
Des camelots, des porteurs d’images, allaient de village en village avec une grande boîte à l’intérieur de laquelle se trouvait une illustration de pays lointains, de villes étrangères, d’animaux fabuleux. Ces merveilles du monde, personne à l’époque, dans les villages ne pensait pouvoir les voir un jour en vrai.
Ces boîtes étaient équipées de lentilles qui permettaient de voir l’image plus grande et plus lumineuse. D’autres étaient équipées d’un clapet que l’on ouvrait ou refermait et qui permettait d’éclairer l’image soit de face soit par l’arrière. De petits trous dans l’image, éclairés par l’arrière, faisaient apparaître des étoiles ou la lumière derrière les fenêtres. Éclairés de face, les étoiles et les lumières des maisons disparaissent pour laisser place au jour. En basculant le clapet, on pouvait ainsi voir alternativement une image jour et une image nuit !

Boîtes d’optique et lanternes magiques participent du même émerveillement pour les images lumineuses impalpables. Mais dans un cas le spectacle est individuel, dans l’autre collectif. Le même distinguo réapparaîtra au moment de l’invention du cinéma, entre le kinétoscope d’Edison et le cinématographe des Lumière.

En savoir plus sur les boîtes d’optique 

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Benni

Benni a neuf ans. Négligée par sa mère, elle est enfermée depuis sa petite enfance dans une violence qu’elle n’arrive plus à contenir. Prise en charge par les services sociaux, elle n’aspire pourtant qu’à être protégée et retrouver l’amour maternel qui lui manque tant. Pour aggraver le tout, Benni déteste l’école où, stigmatisée et paniquée, elle se déchaîne sur les autres élèves. De foyer en foyer, son assistante sociale et Micha, un éducateur, tenteront tout pour calmer ses blessures et l’aider à trouver une place dans le monde. Que faire de cette enfant inadaptée aux normes du système éducatif ?

Le cinéma allemand nous réserve bien des surprises depuis quelques temps… en voici une que vous n’êtes pas près d’oublier, un choc cinématographique, un vrai personnage de cinéma, petite bouille blonde d’ange attachante et attendrissante et colère de démon irritante et inquiétante. En elle se mêle tout à la fois, et l’on ne sait jamais sur quel pied danser. Enfermé dans un cercle qui la pousse tantôt à rire, se moquer, chanter, crier, bousculer, danser (plutôt se trémousser), Benni fait « le pitre », mais manque cruellement de de savoir s’arrêter…   

Initialement « systemsprenger » titre original de ce qui s’appelle Benni chez nousc’est littéralement designe « une faille du système, une anomalie qui perturbe un ordre établi, pensé comme paisible. Un systemsprenger, c’est ce qu’est malgré elle Bernadette, dite Benni: délaissée par sa mère et atteinte de sévères troubles du comportement, cette jeune fille de 9 ans vit dans un cocon où ses interactions (ou lorsqu’elle est le sujet d’une conversation) ressemblent malheureusement à des scènes de boxe. »

Benni, jouée par Helena Zenge, crève l’écran par sa complexité mais aussi sa recherche de candeur infantile, nécessaire et vitale, dans le monde qui ne lui fait pas de cadeaux et qui va vite, sans apparemment tenir compte d’elle. A ce jeu la grande petite actrice est parfaite, tout simplement, « A star is born » …. On ne peut pas lui résister. Elle forme un tandem remarquable avec Micha (Albrecht Schuch) nouvel éducateur de vie scolaire qui va faire bouleverser ce qui semblait définitivement inchangeable. Avec lui elle va reprendre souffle et oxygène … et nous aussi. Toujours aussi provocatrice, la petite fille qu’elle est va peu à peu se redonner espoir ; elle qui semblait imperméable à toute forme de relation sereine et apaisée va découvrir la complicité. Enfin ! 

Benni est un film en tout point exceptionnel. Deuxième film de la réalisatrice Nora Fingscheidt, Benni, il a, comme tous les films de « débutant », certainement manqué de moyens…mais jamais cela ne transparaît à l’écran ; on a vraiment peine du moins à l’e concevoir tant l’image est lumineuse, maîtrisée, tant le récit rythmé est sculpté tout en finesse, finement ciselé, et tellement vrai, réussissant le pari de ne pas sombrer dans le jugement, avec tout ce qu’il faut d’humanité.

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Le sténopé

On continue l’aventure de la découverte du cinéma… Et aujourd’hui on parle photo. Ce qui me fait penser à cette citation de Jean Luc Godard : « La photographie, c’est la vérité et le cinéma, c’est vingt-quatre fois la vérité par seconde. »

Le principe de la projection lumineuse dans un lieu obscur, qui est à la base de la camera obscura dont nous avons parlé précédemment, rend possible aussi bien la lanterne magique et plus tard le projecteur de cinéma, que la photographie. On vous l’avait promis !

Car en fait, l’appareil photo intègre en miniature, une salle de projection ! Ce lien entre projection et photographie est peut-être plus encore évident avec le sténopé.

En grec sténopé désigne l’ouverture de très faible diamètre de la camera obscura et par extension, un type d’appareil de photographie dont il constitue l’objectif.

Comme pour la camera obscura, on perce un petit trou dans une boîte noire, qu’on dirige vers un objet bien éclairé. L’image inversée de cet objet apparaît à l’intérieur de la boîte.

Mais pour enregistrer et conserver cette image projetée, il faut placer sur la paroi interne de la boîte un papier photosensible, c’est-à-dire qui se modifie au contact de la lumière. Le chlorure d’argent permet par exemple de rendre photosensible le papier. Pour imprimer l’image, il faut laisser la lumière entrer par le petit trou pendant un certain temps, puis reboucher le trou.

Une fois l’image inscrite sur le papier photosensible, il faut la révéler et la fixer à l’aide de produits chimiques. On obtient alors un négatif.

Pour obtenir un positif, il faut placer le négatif contre un papier photosensible et l’ensemble sous une plaque de verre et éclairer fortement. Le positif obtenu doit aussi être révélé et fixé avec des produits chimiques.

Et ça peut vraiment ressembler à un appareil photo!

1 – La fabrication d’une Sténopé

La fabrication d’un sténopé peut se faire en une heure, incluant des explications rapides sur les principes optiques et chimiques mis en œuvre.

Matériel nécessaire
– une boîte rigide (type conserve ou boîte à chaussures)
– de la peinture noire mat en bombe
– du scotch noir
– une punaise
– du papier photosensible

Ouvrir la boîte. Peindre l’intérieur en noir avec la bombe. Avec la punaise, percer un trou au milieu d’une face. Placer le scotch noir sur le trou, de manière à pouvoir facilement ouvrir/fermer le sténopé.

2 La prise de vues et le développement

La prise de vues et le développement des photos peuvent prendre plus d’une heure, car il est inévitable (et pédagogique !) de tâtonner avant de réussir une belle image.

Matériel nécessaire
– du papier photosensible
– un lieu bien éclairé (pour la prise de vues)
– une pièce noire (pour le développement)
– des cuves
– des pinces à linge
– 2 ampoules inactiniques pour la pièce noire (elles éclairent mais n’agissent pas sur le papier)
– un liquide révélateur (eau + produit chimique révélateur)
– un liquide d’arrêt (eau + vinaigre blanc)
– un liquide fixateur (eau + produit chimique révélateur)
Les produits chimiques, les ampoules inactiniques et les ampoules sont en vente chez les photographes spécialisés.

Dans la pièce sombre, placer le papier photosensible dans la boîte (le fixer avec du scotch).
Choisir un objet bien éclairé. Poser le sténopé devant cet objet. Retirer le scotch noir. Laisser exposer. Remettre le scotch noir. Retourner dans la pièce sombre pour le développement de la photo.
Mettre le papier photosensible dans le bain révélateur (30 secondes à 1 minute), puis le bain d’arrêt (une vingtaine de secondes), puis le bain fixateur (30 secondes à 1 minute). Rincer le papier à l’eau.
Pour obtenir simplement le positif, on peut prendre en photo le négatif, l’importer dans un ordinateur et l’inverser grâce à une application en ligne ou à un logiciel gratuit comme Gimp.

Pour obtenir une image de qualité il faut bien choisir :
– le diamètre du trou,
– la durée d’exposition,
– la distance entre le sténopé et l’objet qu’on veut photographier.
Sauf miracle, plusieurs essais seront nécessaires. Par exemple, pour une même photo, essayer avec des temps de pose de 2, 10, 30 ou 60 secondes (peut-être davantage si l’éclairage est faible).

Il existe de nombreux tutoriels en ligne pour pratiquer la photographie au sténopé. En voici un très simple et un autre beaucoup plus détaillé.

Atelier :UPOPI CICLIC

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« Les parfums  » de Grégory Magne

Ils n’ont rien à voir ensemble, tout parait séparer leurs vies, leurs modes de vie, leurs destins, on ne peut imaginer duo moins bien attelé, et c’est la magie du Cinéma, subtilement, qui les rapproche… Et l’alchimie s’opère.

Le mot alchimie est ici à dessein utilisé… Parce que c’est de cela dont il est question dans le film « Les parfums » de Grégory Magne.

Anne Walberg (Emmanuelle Devos) est une célébrité dans le monde du parfum. Elle crée des fragrances et vend son incroyable talent à des sociétés en tout genre. Elle vit en diva, égoïste, au tempérament bien trempé. Guillaume (Grégory Montel, l’agent de Dix pour cent, déconcertant de drôlerie et de naturel) est son nouveau chauffeur et le seul qui n’a pas peur de lui tenir tête. Sans doute la raison pour laquelle elle ne le renvoie pas.

Le tandem, tout à la fois drôle et subtil, est accompagné des comédiens dans les rôles secondaires tout aussi exceptionnels, un Kervern totalement improbable et inattendu, un Sergi Lopez irrésistible, et une jeune Zélie Rixhon tout simplement… parfaite !

Quand on parle de personnages que tout oppose, Guillaume le chauffeur, est à la fois une espèce de post-ado, qui vit sans travail fixe, s’accommodant de toutes situations aussi douloureuses soient elles, dans un appartement ou une vache ne retrouverait pas son veau… Mais tellement sympathique, tellement attachant…

Elle, Anne Walberg, toujours les lèvres pincées, hautaine, perpétuellement agacée (sans même savoir pourquoi par moment, du moins pense t-on) a tendance à penser que monde se doit être à ses pied, son chauffeur occasionnel ne faisant pas exception… Rien ne doit lui échapper… sauf, qu’un jour, ce qui faisait d’elle la reine incontestée et incontestable de la fragrance, son « nez », va déclarer forfait… Et c’est la chute, le déclassement, la décadence.

Les relations humaines n’ont jamais été sont fort, elle a toujours préféré les senteurs aux mots, les effluves aux sentiments. Mais la rencontre avec Guillaume va changer la donne… il est tout en naturel et en sincérité, optimiste et volontariste, sans artifice, il ne ment pas dans ses relations avec les gens et ne ment pas dans son rapport aux situations. Mais lui aussi va grandir à ses côtés, il va apprendre avec elle ce qu’est l’exigence et la rigueur qui manquent cruellement à son univers mal-bâti.

Et n’allez pas vous imaginer que ça se termine en belle histoire d’amour, non c’est bien plus fort et plus grand que cela… C’est une histoire où naît l’amitié, ou d’une amitié de nez…

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La camera obscura ou chambre noire

Pour inventer le cinéma, il fallait reproduire une image fidèle de la réalité et être capable de projeter cette image. Ces deux conditions étaient déjà réunies avec la chambre noire.

La chambre noire ou camera obscura est un dispositif connu vraisemblablement depuis l’Antiquité (300 ans avant JC), mais il a été étudié et répandu plus tard, entre autres par Léonard de Vinci au XVIe siècle. 

Ce procédé est très simple : une pièce est entièrement fermée à la lumière (d‘ou l’expression chambre noire). Si l’on dans l’une des cloison un trou assez petit vers un décor fortement éclairé, les rayons lumineux de l’extérieur vont créer à l’intérieur de la chambre noire une image inversée du décor. Pour mieux comprendre voir l’image…

La reproduction du réel sous forme d’image est si exacte que les peintres s’en servir par la suite pour faire leurs toiles et finir par découvrir la perspective. 

En fait la chambre noire c’est un peu comme une salle de cinéma, puisqu’on y voit une image fidèle de la réalité. Mais d’autres diront que c’est surtout aussi comme un appareil photo. En fait, c’est un peu les deux… Ne nous disputons pas

 La limite de la caméra obscura est de ne pas permettre de projeter l’image qu’on veut, quand on veut. Pour cela, il faudra trouver le moyen d’enregistrer cette image de la réalité, c’est-à-dire inventer la photographie. L’un n’ira pas sans l’autre !

Réalisation de l’expérience

Attention : cette expérience doit être réalisée sous la surveillance d’un adulte !

Pour construire votre propre chambre noire, vous aurez besoin d’une boîte en carton. Une boîte à chaussure solide par exemple convient parfaitement.

Peignez-la ou vaporisez-la à l’intérieur avec une peinture noire et mate.

Faites découper un miroir à des dimensions vous permettant de le coller en biais sur une extrémité de la boîte ou de l’y fixer avec du scotch.

Sur le côté opposé, faites un petit trou à l’aide d’un crayon à papier pointu. C’est ici qu’entre la lumière, qui est réfléchie vers le haut par le miroir.

Pour pouvoir voir une image, vous devez à présent découper un trou rectangulaire dans la partie supérieure du carton, au-dessus du miroir.

Collez y ensuite un papier semi-transparent comme du papier calque. Vous pouvez également essayer avec du papier sulfurisé ou du papier cuisson.

Utilisez du scotch pour empêcher la lumière incidente de passer par les coins et les arêtes du carton. Votre chambre noire est à présent terminée !

L’image sur le papier semi-transparent n’est néanmoins pas très claire. Pour pouvoir bien la discerner vous pouvez :

  • Soit placer un morceau de tissu foncé au-dessus de votre tête
  • Soit construire une photoprotection bloquant la lumière environnante à partir des restes d’un autre carton.

La vidéo ci-après vous présente en images que qui vient ici d’être expliqué !

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Le Praxinoscope

Le Praxinoscope fut la première invention d’un génie et précurseur du cinéma d’animation : Émile Reynaud. Breveté en 1877, il s’agissait d’un jouet optique donnant l’illusion du mouvement. Ce jouet obtiendra une « mention honorable » à l’Exposition universelle de Paris en 1878.

Le praxinoscope reprend le principe du Zootrope amovible.

Émile Reynaud y ajoute à l’intérieur du tambour, tournant sur le même axe, un cylindre à facettes sur lequel sont disposés 12 petits miroirs reflétant chacun un dessin. Une source de lumière, autrefois un bougeoir et son abat-jour, aujourd’hui une lampe au besoin, placée sur la partie supérieure de l’axe, agrémente l’objet et permettent de voir l’animation en situation de faible lumière naturelle.

Avec le système de cylindre de miroirs, le spectateur ne visionne qu’un dessin à la fois : celui qui se reflète dans le petit miroir qu’il a en face de lui. Avec la rotation du tambour, les images se substituent les unes aux autres sans obturation, ce qui permet d’une part, une meilleure visibilité des dessins représentés (contrairement aux jouets optiques à fentes comme le Zootrope et le Phénakistiscope) et d’autre part, de visionner le mouvement à plusieurs… N’est-ce pas là déjà un peu le cinéma !

Mais Emile Reynaud ne s’est pas arrêté là…. Il a continué de développer son Praxinoscope, qu’il a décliné en Praxinoscope Théâtre en ajoutant un décor puis en Praxinoscope à projection (projection sur un écran). Mais ces machines ne reproduisent encore qu’un mouvement cyclique, limité à 12 images, alors qu’Émile Reynaud souhaitait raconter une histoire, projetée sur un écran, devant un public nombreux.

En 1888, il met au point son Théâtre optique avec lequel il propose au public du musée Grévin de véritables petits dessins animés, alors appelés Pantomimes lumineuses, le 28 octobre 1892. Jusqu’en mars 1900, plus de 500 000 personnes assistent à ces projections. Le dessin animé était né. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle chaque année la fête du cinéma d’animation est célébrée ce jour-là.

Après l’arrivée du Cinématographe des frères Lumière en 1895, la fin des projections au musée Grévin et le déclin de son entreprise de fabrication de praxinoscopes, Émile Reynaud se lance dans la conception de sa dernière invention, le Stéréo-Cinéma (1907) mais sans parvenir à son objectif : la projection animée en relief. Il est alors contraint de renoncer à ses travaux, revend une partie de son matériel et détruit son Théâtre optique, avant de jeter dans la Seine une grande partie de ses pantomimes. Seules échappent à la noyade Pauvre Pierrot et Autour d’une cabine.

Victime d’une congestion pulmonaire, il entre à l’hospice des incurables d’Ivry-sur-Seine le 29 mars 1917. Il y reste jusqu’à son décès le 9 janvier 1918.

En savoir plus encore sur Emile Reynaud: Cliquez ici!

Atelier de fabrication vue par Ciclic…

Atelier : fabrication d’un praxinoscope miniature

Matériel nécessaire :
– un pot à confiture ou un verre (à facettes)
– des bandes de papier
– des crayons de couleur
– un plateau tournant

Il existe deux ateliers illustrés en ligne pour réaliser ce type de praxinoscope. Découvrez les dispositifs du ciné-confiture et du ciné-verre !

Variantes
La fabrication d’un « véritable » praxinoscope peut être compliquée. Vous pouvez choisir de créer un praxinoscope collectif et de demander aux enfants de dessiner les bandes animées.
. Suivez les consignes pour le modèle de construction avec un tourne-disque ou regardez la vidéo démonstrative qui présente une autre manière de créer ce jouet optique.

Astuce : il est possible de servir de miroirs adhésifs pour créer les facettes de votre praxinoscope et d’utiliser un plateau tournant comme support.

Le praxinoscope à projection constitue une évolution de l’objet. Pour projeter des images à partir d’un praxinoscope, il faut faire chaque dessin sur un support transparent, comme sur de la pellicule. On envoie un faisceau lumineux à travers l’image transparente qui se reflète ensuite sur le miroir. Là, le faisceau de lumière est récupéré par un objectif de projecteur de diapositive qui l’envoie sur un écran.

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Voir le jour

Avant première pour la réouverture du Cinéma VEO Castelnaudary

LUNDI 22 JUIN à 20h30

« Voir le jour » nous propose une immersion « en maternité ».  Et c’est un homme qui vous parle…

Un groupe de sages-femmes et d’auxiliaires, toutes sous tension et aussi impressionnantes et crédibles les unes que les autres, de Sandrine Bonnaire à Brigitte Roüan en passant par Aure Atika, s’activent au quotidien. Les gardes de jour comme de nuit se succèdent, la fatigue, les manques de moyens et d’effectifs pèsent. Elles courent après le temps pour ne pas être dépassées par la pression et le flux incessant de femmes qu’elles accompagnent dans leurs premiers pas de mères, de ces nourrissons qu’elles accueillent dans leurs premières heures de vie…

Elles savent pourtant aussi et surtout sourire et rire, elles renouvellent chaque fois le plaisir à aider à «Voir le jour», toujours pleines d’attention pour ces bébés et leurs jeunes mères.

Mais courage et dévotion n’excluent pas un drame qui peut survenir à chaque instant, une erreur, un accident, précipitant une accélération du temps, mais cette fois-ci avec l’angoisse, le stress, la culpabilité, la défiance et la pression permanente de l’institution, jusqu’à ce qui est certainement le plus redouté : l’accusation. Nous ne divulgâchons rien, ce drame aura lieu au début du film…

Ces femmes aident à donner la vie, mais elles ont aussi la leur et ce n’est pas toujours facile, avec ce que l’on devine comme failles, faiblesses, manques, et histoires.

Jeanne (Sandrine Bonnaire) est justement à un moment clé de sa vie. Zoé, sa fille de 18 ans qu’elle élève seule, part étudier à Paris. Le passé de Jeanne resurgit soudain, la poussant à affirmer ses choix de vie, à dompter ses démons, à se reconstruire, à retrouver un sens à sa vie, à laisser remonter le passé pour reprendre des forces pour le futur.

«Voir le jour, c’est certes le bébé qui voit le jour, mais c’est aussi la femme qui devient mère. Tout en restant femme, nous devenons autre chose, nous nous transformons. Avec comme pendant à ce questionnement : qu’est-ce qu’on devient quand cet enfant qui a fait de nous une mère s’en va ? Jeanne, c’est une mère qui doit redevenir femme quand son métier est d’aider des femmes à devenir mère. Marion Laine