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Norman Mc Laren

Il était une chaise de Norman mac Laren

« J’ai pu regarder à l’ONF vos travaux récents, ce que vous faites est unique au monde, unique dans l’histoire du cinéma, j’avais les larmes aux yeux en regardant vos films, et je me sentais un cinéaste bien lourd en voyant vos danseurs en slow motion but in strong émotion. » François Truffaut (lettre à Norman McLaren, 1973)

Je vous ai déjà parlé de ce réalisateur… Norman Mac Laren… Il avait fort a faire avec un microphone dans le dernier film que je vous ai parlé, aujourd’hui c’est au tour d’un de ses collègues avec une chaise… Ci après l’extrait d’un entretien avec Norman McLaren réalisé par Maynard Collins

Pour voir le film cliquez sur l’image

 « – Vous avez fait certains films abordant un thème important : le pacifisme, qui imprègne une partie de votre filmographie.

– Au sens large, Il était une chaise est effectivement un film pacifiste.

 – Vous avez déjà affirmé que c’était un film sur l’oppression. Quand je l’ai vu pour la première fois j’ai pensé que la chaise symbolisait la Femme.

– C’est une interprétation valable mais j’en ai entendu plusieurs autres. Une enseignante américaine m’a fait parvenir une trentaine de courtes dissertations que ses élèves avaient rédigées. La plupart des adolescents considéraient que le film décrivait la relation étudiant / professeur. Selon eux, le film insistait sur le fait que l’élève méritait davantage de considération de la part de l’enseignant. Alors je crois que le discours du film est ouvert à diverses lectures. Je sais ce qui m’a motivé à faire le film, même si je l’ai compris seulement après l’avoir complété. C’est tout simplement que, dans ma vie privée, j’avais l’impression que certains amis s’étaient trop appuyés sur moi. Ce film a donc été une sorte de thérapie. Il est amusant de constater à quel point un film peut trouver sa source dans un tout petit élément, dans quelque chose de très précis. Pendant le tournage des Voisins, j’avais vu l’un des acteurs se débattre en essayant d’ouvrir une chaise longue pliante. Je me suis dit : « Voilà un sujet de film : le combat d’un homme et d’une chaise ! » J’avais donc en tête une sorte de transat, je voyais l’affrontement, mais je ne trouvais pas la fin du film. J’ai mis l’idée de côté pendant au moins cinq ans, puis un jour ça m’est revenu et là j’avais une idée pour la fin : la chaise assise sur l’homme. Ce n’était pas une grande fin, mais c’était une fin. Il fallait seulement changer le type de chaise et j’avais la possibilité d’un combat avec un revirement final. J’ai aussitôt parlé de l’idée à Claude Jutra. Il était disponible alors il m’a dit : “Pouvons-nous y travailler ensemble ?” J’en étais enchanté. Nous avions le squelette du film et il y a mis toute sa créativité et son sens du détail.» Cinq ans après le choc provoqué par Voisins et quatre ans avant Discours de bienvenue de Norman McLaren, le cinéaste nous offre cette fable politique, utilisant de nouveau un acteur – cette fois-ci son coréalisateur, Claude Jutra – qu’il intègre dans une démarche esthétique relevant du cinéma d’animation, mais se situant techniquement à la frontière entre l’animation et les prises de vues réelles (le film compte une faible proportion de prises de vues image par image). »

Auteur :

Un site spécialement dédié à l'éducation à l'image Cinéma sur le département de l'Aude

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